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Les Nations Unies ignorent certaines violations de la liberté de religion et d’expression aux États-Unis, en Europe et en Australie ; ADF International demande instamment à l’ONU de s’intéresser à la situation dans les pays occidentaux

Copyright ADF International, free use in reportingGENÈVE - Le vendredi 10 mars 2017, ADF International a exprimé son point de vue sur le récent rapport des Nations Unies concernant la liberté de religion ou de croyance à l’occasion du Débat général de la 34ème session du Conseil des droits de l’Homme. Le rapport n’a pas exposé les violations existantes de la liberté de religion ou de croyance, de conscience et d’expression aux États-Unis, en Australie et en Europe.

« Nous observons une réduction massive des libertés fondamentales, y compris dans les pays occidentaux. Alors que les attaques contre la foi peuvent être féroces dans d’autres régions du monde, nous ne devons pas fermer les yeux sur les évolutions aux États-Unis, en Europe ou en Australie. De nombreux citoyens sont chassés de la place publique parce qu’ils refusent d’abandonner des convictions profondes. Une politique libérale dite “laïque” prétendant être objective et idéologiquement neutre, mais en réalité agressive, pousse les gens à devoir choisir entre leur religion et leur profession », a déclaré Rubén Navarro, Conseiller à l’ONU pour ADF International.

« Nous sommes témoins de nombreux cas de boulangers, fleuristes, photographes ou gérants de salles, qui ont simplement souhaité exercer leur droit à la liberté religieuse. Ils ont refusé d’accepter ou de promouvoir certaines situations, telles que les unions de même sexe, ou d’autres idées qui s’opposent radicalement à leur foi. Le droit international garantit pourtant une égale protection pour toutes les personnes. Il prohibe toute discrimination fondée sur la race, la couleur, le sexe, la langue, la religion, les opinions notamment politiques. L’ONU ne devrait tout simplement pas accepter que des citoyens perdent leur emploi, soient calomniés, voire envoyés en prison, parce qu’ils refusent de violer leurs opinions religieuses. »

Les pays occidentaux freinent la liberté d’expression

Les lois sur les « discours de haine » sont une autre source de préoccupation. Le rapport ne traite pas correctement de ce sujet, au vu d’une tendance croissante dans les pays occidentaux d’utiliser la législation pour freiner la liberté d’expression et faire taire les débats sur les questions de société. Rubén Navarro a cité l’exemple de l’archevêque australien de Hobart, sommé de se justifier devant un tribunal d’État pour la distribution d’une brochure sur l’enseignement de l’Église sur le mariage dans l’une des écoles catholiques de son diocèse. La loi sur le délit d’entrave à l’IVG en France en est une autre illustration.

« Nous croyons qu’une société libre et démocratique repose sur une culture de débat et d’échange d’idées. La poursuite des religieux ou des croyants parce qu’ils parlent publiquement de la doctrine de leur Église sur le mariage, la famille ou la sexualité s’oppose à cette culture démocratique. Elle viole également leurs droits fondamentaux. Nous appelons l’ONU et surtout le Rapporteur spécial sur la liberté de religion ou de croyance d’enquêter sur ces questions et d’en rendre compte plus en détail à l’avenir », a déclaré Rubén Navarro.

Trouvez la déclaration orale sur ce lien.

Retrouvez notre papier blanc sur ce lien.

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