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Un rapport récent sur la loi autorisant l'euthanasie révèle plus de 2000 homicides intentionnels en 2015

Bruxelles – Le nombre de cas d’euthanasies a atteint un niveau record en 2015. Il n’y jamais eu autant de décès voulus par des médecins en Belgique. Selon le rapport 2016 publié la semaine dernière par la Commission d’Évaluation et de contrôle de l’euthanasie en Belgique, il y avait 2022 “actes médicaux menant à la mort” l’an dernier. Depuis sa légalisation en 2002, 12,762 euthanasies ont été officiellement déclarées dans le plat pays.

“Le septième rapport sur l'euthanasie en Belgique montre qu'une fois ouverte la porte de l’euthanasie active, l’engrenage ne s’arrête pas. Alors qu'il y eut 24 cas d'euthanasies en 2002, ce nombre a augmenté de près du centuple. La pente glissante que la Belgique a lancée en 2002 devient de plus en plus visible. Aujourd'hui, l'euthanasie pour une personne qui est parfaitement saine au niveau physique, mais souffre de troubles psychologiques, est acceptée en Belgique“, a déclaré Sophia Kuby, directrice du plaidoyer de l'UE pour ADF International.

L’euthanasie est pratiquée sur des personnes qui ne sont pas en fin de vie. 

Bien que le cancer soit la raison la plus commune indiquée pour les demandes d'euthanasie en 2015, 15% des cas concernaient des maladies non-terminales. Parmi celles-ci, le rapport mentionne la perte de la vue et de l'ouïe, des limitations de mouvement, ou des problèmes cardiaques. Il y avait aussi une augmentation notable des cas de démence liée. Environ un dixième des patients qui ont demandé l'euthanasie “connaissent de multiples souffrances“ (9,7%). Une autre raison fréquemment mentionnée était une maladie du système nerveux, ce qui représente 6,9% des cas.

La loi exige que la souffrance soit “insupportable “ pour accorder l'euthanasie. La Commission a souligné que la définition de l’”insupportable“ est très subjective, c’est-à-dire à la charge du malade, et que chaque patient a le droit de refuser un traitement de la douleur ou des soins palliatifs.

“Les soins palliatifs modernes peuvent traiter efficacement pratiquement toutes les douleurs physiques. Ils permettent aux personnes en fin de vie de vivre leurs derniers moments dans la vraie dignité. Alors que la Belgique a d'abord légalisé l'euthanasie afin d'empêcher les personnes de souffrir inutilement, elle permet désormais la mise à mort de ceux qui sont en bonne santé physique. Nous serons jugés en tant que société par la façon dont nous prenons soin des plus fragiles. Nous avons beaucoup mieux à offrir aux personnes âgées et les malades que l'euthanasie. Elle peut placer une énorme pression implicite, voire explicite, sur ces personnes“, a déclaré Robert Clarke, conseiller juridique et directeur pour la défense européenne pour ADF International.

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