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Un espoir pour Pâques? La Cour Suprême indienne protège un leader chrétien tandis que le conflit anti-conversion se poursuit

– Un professeur chrétien risque la prison pour motifs infondés

– La propagation de la loi anti-conversion menace les baptêmes traditionnels de Pâques


NEW DELHI – Le 27 Mars 2018, la Cour Suprême indienne a pris la décision de ne pas emprisonner l’important leader chrétien Amit Kumar Soren dans l’attente de son procès. Amit Kumar Soren est professeur au Christian College St. Columba dans l’Etat de Jharkhand. En 2016, la police a engagé des poursuites criminelles à son econtre, l’accusant de se livrer délibérément à des activités religieuses outrageantes pour la majorité de la population non chrétienne. La récente décision de la Cour Suprême constitue un apaisement certain à l’approche des fêtes de Pâques, l’une des périodes les plus importantes de l’année pour la minorité chrétienne bien souvent maltraitée en Inde.

Personne ne devrait être persécuté à cause de sa foi.

« Personne ne devrait être persécuté à cause de sa foi. Pourtant, les violences à l’encontre des minorités religieuses sont devenues monnaie courante dans certaines régions d’Inde. Nous recevons un nombre croissant d’appels à l’aide, particulièrement de la part des chrétiens, qui sont attaqués physiquement, mais aussi discriminés professionnellement ou par les autorités. Ils font face à un harcèlement permanent au sein de leurs communautés », explique Tehmina Arora, directrice d’ADF India, une ONG protectrice des droits de l’Homme qui soutient Amit Kumar Soren.

« Le cas du Professeur Soren montre à quel point les allégations faites contre les chrétiens sont absurdes. Il est faussement accusé d’incitation à la haine alors que la seule chose qu’il ait faite a été d’organiser des rassemblements pour la liberté religieuse en Inde. Il risque aujourd’hui trois ans de prison. La Constitution indienne protège la liberté religieuse. Les autorités locales devraient aussi la respecter. »

Des allégations absurdes

En Août 2017, l’Etat de Jharkhand a présenté un projet de loi sur la liberté religieuse. Dans les faits, c’est en réalité une loi anti-conversion à longue portée puisqu’elle impose aux convertis d’informer l’Etat de l’heure, du lieu et de nom de la personne constatant ladite conversion. Les contrevenants sont passibles d’amendes pouvant aller jusqu’à 100 000 roupilles et de quatre ans d’emprisonnement.

« Beaucoup de baptêmes chrétiens ont lieux à Pâques. Certaines églises craignent déjà la répression par les autorités locales en raisons des exigences très strictes imposées par les lois anti-conversions. Ces lois sont également un terreau favorable aux agressions des groupes minoritaires par les fondamentalistes hindous. Les nombreux rapports que reçoivent nos alliés du United Christian Forum via leur ligne d’assistance téléphonique nationale en témoignent. Le gouvernement et la communauté internationale doivent prendre conscience de ce qu’il se passe ici en Inde », a déclaré Arora.

Un assistance téléphonique contre les persécutions

La ligne d’assistance téléphonique gratuite du United Christian Forum a signalé plus de 600 cas d’attaques contre les chrétiens depuis 2014. Rien qu’en 2017, 216 incidents se sont produits. Sur 29 Etats indiens, au moins 19 sont régulièrement témoins d’attaques perpétrées contre les chrétiens. L’Etat du Tamil Nadu arrive en tête avec 41 incidents recensés au 30 novembre 2017. Il est suivi de près par l’Etat du Chhattisgarh (39 cas), de l’ Uttar Pradesh (27 cas), et du Madhya Pradesh (22 cas). Ces attaques vont des agression verbales, aux coups et parfois même aux viols. Au cours des deux premiers mois de 2018, il y a déjà eu plus de 40 incidents rapportés.

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