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Égypte : en prison pour une publication sur Facebook

Un chrétien jugé et menacé pour une publication sur sa foi sur les réseaux sociaux 

Les restrictions mondiales en matière de religion n’ont jamais été aussi élevées (étude Pew)

AL-MINYA (27 novembre 2020) – Omar* a passé plus de trois mois en prison en Egypte pour avoir posté une publication sur Facebook. Il a été accusé d’avoir partagé un billet sur le christianisme, que certains ont jugé insultant pour l’islam. Sa peine de prison a été prolongée à plusieurs reprises lors de nombreuses audiences. Le juge est peu disposé à le libérer en raison des manifestations et de la crainte qu’Omar soit tué par la foule. ADF International appelle le gouvernement égyptien à assurer sa libération rapide et en toute sécurité.

« Personne ne devrait être persécuté à cause de sa foi. Les lois sur le blasphème violent directement le droit international. Tous les gens ont le droit de choisir et de vivre librement leur foi. La liberté de partager sa foi sur les réseaux sociaux fait partie du droit à la liberté religieuse. Non seulement les droits fondamentaux d’Omar sont violés, mais sa vie est aussi en danger en raison même de sa foi. Nous demandons instamment à tous les gouvernements de cesser de persécuter les chrétiens en appliquant leurs lois sur le blasphème et de veiller à ce que leurs droits à la liberté de religion et d’expression soient protégés », a déclaré Kelsey Zorzi, directrice du plaidoyer pour la liberté religieuse mondiale pour ADF International.

Persécution des minorités en Égypte

Après avoir été arrêté, Omar a été soumis à de nombreuses comparutions devant le tribunal. À chaque fois, son emprisonnement a été prolongé. Des foules hostiles se sont formées contre lui dans son village et sa famille a été harcelée. En Égypte, les chrétiens et d’autres minorités religieuses sont victimes de violences et d’attaques collectives. Le taux d’enlèvements de femmes et de jeunes filles chrétiennes pour mariage forcé et conversion a également augmenté ces dernières années. Plutôt que de protéger les minorités, les autorités ne font pas grand chose pour mettre fin à ces persécutions et préfèrent arrêter les membres des groupes minoritaires ciblés afin d’apaiser la foule.

Les lois sur le blasphème en Égypte rendent illégal « l’incitation à la sédition et à la division » ou le fait d’apporter « le mépris et le dédain » à « toute religion spirituelle ou secte lui appartenant ». Les chrétiens et les autres minorités religieuses ont été confrontés à des restrictions de leur liberté d’expression, mais aussi à la persécution et à la prison pour avoir témoigné de leur foi.

L’Égypte n’est pas le seul pays dans lequel les minorités religieuses sont persécutées et ne peuvent jouir de leur droit à la liberté de religion. Tout récemment, le Pew Research Center a publié une nouvelle étude indiquant que les restrictions gouvernementales en matière de religion ont atteint un niveau sans précédent dans le monde. Selon cette étude, la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord présente le niveau médian le plus élevé de restrictions gouvernementales en matière de religion.

Paul Coleman, directeur exécutif d’ADF International a déclaré : « Les minorités religieuses, et les chrétiens en particulier, sont confrontés à une persécution grave et généralisée. Personne ne devrait fermer les yeux sur la situation difficile à laquelle les chrétiens sont confrontés chaque jour en Égypte et dans de nombreux autres pays du monde ».

*le nom a été changé pour des raisons de sécurité

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